Le Maroc préhistorique

Des outils en pierre, attestant de la présence de l’homme, ont été trouvés sur tout le territoire, appartenant à la grande culture acheuléenne du Paléolithique Inférieur. Les plus anciens de ces outils, ont été découverts par une équipe maroco-française dans la région de Casablanca. La datation est estimée entre 700 000 et 1 million d’années.

Les restes humains les plus anciens, ne datent que de 250 000 ans. Ce sont des Homo erectus, découverts dans les carrières de Casablanca et sur le site de Kébibat voisin de Rabat.
Dans les carrières de Sidi Abderrhamane ont été retrouvés deux crânes appartenants à des Homo sapiens archaïques, très proches des Néanderthaliens d’Europe. Ils seraient datés de 100 000 ans.

Le Maroc antique

Les phéniciens

Si on se réfère aux auteurs de l’antiquité, le Maroc aurait été colonisé par les phéniciens dès le 12è siècle avant J-C. Toutefois la présence phénicienne au Maroc n’est attestée par les fouilles archéologiques qu’à partir du 7è siècle avant J-C.

Les Phéniciens fondèrent des comptoirs sur les côtes de la mer Méditerranée et de l'océan Atlantique. Ces comptoirs prirent de l’importance jusqu’à devenir de véritables cités.
Les plus importantes d’entre elles étaient Lixus (Larache), Mogador (Essaouira) et Sala (près de Rabat). C’est à cette période déjà que l'on date les toutes premières installations de populations juives au Maroc.

Les Carthaginois s'y installèrent à leur tour, au VIe siècle av. JC. et auront une influence bénéfique sur les populations indigènes.
Ainsi les tribus berbères se fédèrent progressivement, fondant des royaumes cohérents dont le premier sera le royaume de Maurétanie d'abord confiné dans le nord de l'actuel Maroc.
De fait c’est tout le Maghreb, qui vit un essor notable de ses villes. Sala, en particulier, connut des moments de splendeur sous les règnes de Juba II et de Ptolémée, son fils et successeur.

Le Maroc sous domination romaine (46 - 698)

Lors des guerres puniques, la Maurétanie apporta son soutien à l'Empire Romain. Ainsi après la destruction de Carthage, il se nouera une étroite amitié entre les deux entités.
Le royaume perdra son indépendance lorsque Caligula, en 40 apr. JC, pour s'emparer de ses richesses, fera assassiner Ptolémée à Rome.

Après une guerre très dure, la région devint une province de l'Empire romain, la Maurétanie Tingitane, du nom de sa capitale, Tingis (qui deviendra Tanger), mais seul le Nord de l'actuel territoire marocain fut soumis.
La Mauritanie, dirigée d'abord par un procurator, sera rattachée à la Bétique en 285. La province est mise en valeur par la création de routes et de villes (dont la plus célèbre Volubilis), par le développement agricole et un commerce actif.

À la fin du IIIe siècle, dans la crise que traverse l'Empire, le Maroc romain est progressivement abandonné ; seuls sont conservés, avec la région de Tanger, certains points de la côte comme Essaouira (Mogador).

L'influence de Rome ne modifia pas profondément le caractère de la population.
En revanche, la christianisation, assez nette dans les villes aux IIIe et IVe siècles, ne laissera aucune trace durable.

La présence romaine se maintint seulement dans la région de Tanger jusqu'à l'arrivée des Vandales, en 429.

Après la chute de Rome, l'Empire byzantin tenta en vain de contrôler durablement la Maurétanie.

L’Âge d'or Arabe

C’est en 649 que débute la conquête du Maghreb par les troupes arabes.

Les tribus berbères soutiendront dans un premier temps les Byzantins installés sur les côtes méditerranéennes qu'ils préféreront aux Arabes notamment à cause d'erreurs diplomatiques.
La présence de l'empire byzantin va être maintenue jusqu'en 698, laissant la résistance berbère qui tiendra encore 15 ans.

En 708, le Maroc est, assez facilement, converti à l'islam. Dès lors, contrairement à ce qui a pu se passer en Algérie ou en Tunisie, l'islam ne sera dès lors plus jamais contesté au Maroc.
Toutefois, les berbères continueront de se soulever contre l’envahisseur arabe mais non contre l'islamisation. Ainsi, La révolte kharidjite de 739 chassera les arabes du Maghreb, au nom de l’islam et pour des aspirations égalitaires.

Du VIIIe au XVIIIe siècle, plusieurs grandes dynasties se succédèrent.

Les grandes dynasties

Les Idrissides (788 - 916)

Tandis que se consolidait en Espagne le califat de Cordoue, Moulay Idris, après avoir échappé au massacre des descendants du Prophète par les Abbassides (Dynastie de califes sunnites arabes qui gouvernèrent le monde musulman de 750 à 1258) se réfugia au Maroc. Il s'installa à Oualili (près de Volubilis) en 786 et devint chef des Aouraba. Assassiné sur l'ordre du calife de Bagdad, il sera remplacé par son fils Moulay Idris II qui élargira son domaine et islamisera l'ensemble du pays. On lui doit la ville de Fès, première capitale du Maroc, grand centre économique, social, religieux et artistique.

Durant le règne de Moulay Idris II et de son fils Mouhammad, le Maroc combinant, les influences orientales et ibériques, se dota de grandes réalisations architecturales, telles la mosquée Qarawiyyin et celle des Andalous à Fès.

À la mort de Mouhammad, le Maghreb occidental se morcela en plusieurs petits royaumes rivaux.

Les Almoravides (1059 – 1147)

Ce n’est qu’au 11è siècle que l’unification du Maroc est entreprise par les Almoravides, appartenant à la tribu berbère des Sanhadja.

Ces nomades du désert du Sahara, réformateurs religieux et grands guerriers, répandirent leur conception d'une stricte foi islamique et unifièrent le Maghreb et l'Andalousie en un vaste empire.

En 1062, ils fondèrent une nouvelle capitale, Marrakech. Leur chef, Youssef ben Tachi Fine se lança à la conquête d'un vaste empire. Il réalisa pour la première fois l'unification du Maroc (1083) avec la prise de Fès et de Ceuta. Il soumettra également une partie de l’Algérie, l'Espagne musulmane ainsi que le Soudan. Il poussera ses expéditions jusqu'au royaume du Ghana.

À la mort de son fils Ali, le royaume almoravide se disloqua et, en 1147, une nouvelle dynastie, celle des Almohades, s'empara de Marrakech.

Les Almohades (1147 – 1248)

La civilisation almohade est marquée par le rigorisme de la doctrine religieuse et morale, ainsi que par le développement de la vie intellectuelle (Averroès).
Sous le gouvernement des Almohades, originaire de Tinmel (Haut Atlas), une brillante civilisation arabo-andalouse s'épanouit. Le Maroc berbère atteint alors son apogée.

Avec la prise de Marrakech et l’élévation des remparts de Rabat, les almohades purent partir à la conquête du reste de l'Afrique du Nord où ils étendirent leur pouvoir et unifièrent l’ensemble du Maghreb.

Les Almohades régnèrent environ un siècle puis les querelles de successions, à la mort de Muhammad Al-Nasir (1199-1213), fragilisèrent le royaume qui connut des défaites en Espagne et dans le Maghreb oriental et finit pas éclater.

Les Mérinides (1248 - 1465), les Ouattasides (1465 - 1555) et Les Saadiens (16è-17è siècle)

Le peuple berbère des Mérinides s’empare du pouvoir et établit sa capitale à Fès, en édifiant Fès Djedid (1276).
L’empire, déjà morcelé par la reprise de l’indépendance des Hafsides de Tunisie, sera affaibli par la progression de la Reconquête espagnole et les luttes intestines pour le pouvoir.
Les Mérinides se replieront finalement au Maroc et ne pourront empêcher les Portugais (Ceuta en 1415 et Tanger en 1471) et les Espagnols d’envahir le littoral.

Au XVe siècle, la dynastie des Ouattasides, après avoir régenté les Mérinides (1420), finit par les supplanter (1472).
Le règne des Ouattasides est marqué par le déclin et le repli du Maroc sur lui-même. Le développement urbain est interrompu et on assiste à un retour au nomadisme.
A la même époque, les portugais occupe toute la côte atlantique et y installent des comptoirs tandis que les Espagnols, après avoir reconquis le dernier royaume maure d'Espagne, celui de Grenade (1492), traversent à leur tour le détroit de Gibraltar et s'installent à Melilla (1497).

Après la chute de Grenade et l’expansion des pays ibériques, de vives réactions nationalistes et religieuses se font jour chez les Saadiens, peuple arabe originaires de la vallée du Draa, qui commenceront leur conquête des terres dès 1541.
Partis de leur capitale, Taroudannt, les Saadiens, descendants du Prophète, occupèrent le Sous, Marrakech où ils établirent leur nouvelle capitale et Fès.
Ils reprirent certains comptoirs aux Portugais et conquirent Tombouctou.
Le royaume, riche et prospère, rayonne à nouveau.
Mais, en 1603, au lendemain de la mort d'Ahmed al-Mansour, dit «le Doré» en raison de sa fabuleuse richesse, le pays sera à nouveau affaibli par les querelles de succession puis divisé en plusieurs principautés qui rivalisèrent entre elles jusqu'à l'avènement de la dynastie des chérifs alaouites, au milieu du 17e siècle.

Les Alaouite (1636 - nos jours)

Originaires du Tafilalet et descendants d'Ali (gendre du prophète), les Alaouites fondèrent au 17e siècle la dynastie qui règne encore aujourd’hui.

Le plus célèbre des souverains fut Moulay Ismaïl qui régna 55 ans (1672-1727). Il pacifia le pays par une série d'expéditions militaires contre les tribus insoumises, les Turcs et les chrétiens. Il raffermit l’autorité du pouvoir central et réorganisa le Maroc.

Roi bâtisseur, il fonda Mekhnès et y installa sa capitale. A sa mort, suivit une période de révoltes paysannes et ecclésiastique doublée d’années de sécheresse, de famine, et d’épidémies qui précipita le Maroc dans un repli sur lui-même.

Au siècle suivant, le pouvoir central étant toujours affaibli tant politiquement qu’économiquement, le Maroc ne put résister aux convoitises des européens. Ces derniers prirent prétexte de plusieurs éléments pour envahir le pays et s’y installer.
Il en est ainsi des actes de piraterie commise par des corsaires marocains en Méditerranée et de l'aide apportée à la résistance algérienne contre la France.

Le Maroc colonial

Les Français pénétrèrent au Maroc, en 1844, et gagnèrent la bataille d'Isly alors que les Espagnols s'emparaient de Tétouan en 1860.

La Colonisation du Maroc

La conférence d'Algésiras (1906) entérine l'intervention des puissances occidentales au Maroc. Elle reconnaît à l'Espagne et à la France le droit à avoir des possessions au Maroc.
De 1907 à 1912, une série d'incidents provoqua l'intervention de l'armée française; en août 1907, les Français débarquèrent à Casablanca, puis occupèrent Oujda, Casablanca et Fès.

En dépit de l'opposition de l'Allemagne, la France imposa son protectorat au sultan du Maroc. Le traité de protectorat fut signé à Fès le 30 mars 1912, plus de 20 ans après le début de la campagne du Maroc.
En novembre de la même année, la convention de Madrid entre la France et l’Espagne plaça le nord du pays (le Rif et le territoire d’Ifni) sous protectorat espagnol.

Maintenant qu’elle avait le champ libre, la France pacifia et organisa le pays avec le général Lyautey, qui fut nommé premier résident général de la France.

La Résistance marocaine

La résistance marocaine fut vive, et les révoltes berbères nombreuses.

Dans le Rif, Abd el-Krim, qui soulève les masses paysannes, inflige un désastre à l'armée espagnole à Anoual en 1921. Il ne succombera qu'en 1926 devant la coalition franco-espagnole.
Les Berbères du Haut Atlas résistent jusqu'en 1933-1934 aux forces françaises.

Une fois le pays pacifié, la France encouragea la colonisation rurale avec l'installation d'Européens (introduction de nouvelles cultures et exploitation des phosphates) à qui elle distribue 1/15è des terres arables.
De plus pour se prémunir de nouvelles révoltes, elle entretient l'opposition entre Arabes et Berbères. Ainsi l’institution du dahir en 1930, retire la juridiction des populations berbères au sultan, responsable de la loi musulmane, et leur établit des tribunaux propres appliquant le droit coutumier.

Ce fut l’occasion pour l’opposition marocaine de s’organiser : Allal al-Fasi et un groupe de jeunes lettrés fondèrent à Fès le parti national, avec pour revendication essentielle l'abrogation du dahir.

Influencé par le panarabisme et les doctrines réformistes qui secouaient alors toutes les sociétés musulmanes, un Comité d'action marocain pour la réforme sera créé en 1934. Sa principale revendication sera l'application stricte du traité de protectorat qui garantissait la souveraineté du Maroc.
En 1937, le Comité se sépara en deux tendances qui formeront l'Istiqlal (1943) et le Parti démocratique de l'indépendance (1946).

La route vers l’indépendance

La défaite de 1940 devant les Allemands affaiblit encore la position de la France.
L’Espagne profite de l’occasion pour occuper Tanger (1940-1945) et le mouvement nationaliste prend de l’ampleur, sous l’impulsion notamment du parti de l’Istiqlal.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes marocaines combattent aux côtés de la France libre, mais la rencontre entre le sultan Mohammed V ben Youssef et le président américain Roosevelt à Anfa, en juin 1943, accentue les revendications nationalistes.

En 1944, Mohammed V, refusant de ratifier les décisions du résident général, réclame l'indépendance dans un discours prononcé à Tanger en avril 1947.
Victime d’un complot fomenté par des notables et des chefs de confrérie, avec à leur tête le sultan de Marrakech, al-Hadjdj Thami al-Glawi, dit le Glaoui, il sera déposé en 1953 par la France et exilé en Corse puis à Madagascar avec sa famille.

S’ensuivit une rupture totale entre le nouveau régime et la population qui ne reconnut pas la légitimité du sultan mis en place par la France, Mohammed ibn Arafa, un autre membre de la famille alaouite.
En 1955, à la suite d'actes terroristes, la France se résignera à accepter le retour de Mohammed V.

Le sultan obtient que la France (2 mars 1956), puis l'Espagne (7 avril 1956) reconnaissent l'indépendance de son pays et fait abolir le statut international de Tanger (29 octobre 1956). En août 1957, le Maroc est érigé en royaume. Mohammed V régnera jusqu'à sa mort en 1961.

Le Maroc moderne

Devenu roi en mars 1961 après la mort de son père, le roi Mohammed V, Hassan II se doit d’affermir son pouvoir notamment face aux partis politiques que sont l'Istiqlal et l'U.N.F.P.

Les années 60 sont marquées par un contexte politique tendu avec en point de mire l’assassinat en France du chef de l'opposition de gauche et leader du tiers-monde Mehdi Ben Barka en 1965.

Le pays connaît un absolutisme impitoyable et une violation permanente des droits de l’homme.
L’opposition politique - surtout de gauche et d’extrême gauche - est invariablement opprimée : dirigeants incarcérés, voire assassinés, militants systématiquement torturés et condamnés à de lourdes peines, voire simplement enlevés et supprimés.
Les protestations sociales sont brutalement réprimées par la police.

En 1963, peu de temps après l'indépendance de l'Algérie, le climat s'envenime entre les deux pays à propos de la délimitation de leurs frontières. L'armée algérienne attaque, le Maroc riposte. Un climat de guerre s’installe dont le point culminant sera la bataille d'Amgala en janvier 1976 et rupture des relations diplomatiques en mars de la même année.
Les relations diplomatiques avec l'Algérie ne reprendront qu’en mai 1988. Cela permettra cependant la création de l'Union du Maghreb arabe (U.M.A.) en février 1989.

Le 6 novembre 1975, le roi Hassan II organise la "marche verte" afin de s’approprier le Sahara espagnol (ou Sahara occidental). Depuis 1974, il s’oppose à l’indépendance du territoire et au Polisario (mouvement armé, soutenus par l’Algérie, qui revendique un État indépendant dans le Sahara espagnol).
Exaltés par leur roi, des centaines de milliers de civils marocains franchissent ensemble les limites des terres sahariennes. L’Espagne signera les accords de Madrid quelques jours plus tard, partageant le territoire entre le Maroc et la Mauritanie.
Le Maroc annexera finalement la totalité des terres en 1979. Toutefois, malgré l’instauration d’un cessez-le-feu et l’acceptation par les deux parties d’un référendum d’autodétermination proposé par l’ONU et l’O.U.A. (1988), le règlement du conflit restera bloqué.

Cette victoire crée un climat de consensus national autour du roi qu’il s’efforça de maintenir en associant progressivement tous les partis au pouvoir, y compris ceux de l'opposition, dans un Conseil national de sécurité (1979).

A partir des années 90 le pays entame une difficile transition de démocratisation rendue nécessaire par le désengagement de l’Europe qui, avec la chute du mur de Berlin, n’a plus besoin de son allié de la guerre froide et pas encore d'un rempart contre l'islamisme.
Mais également par la pression exercée par les partenaires économiques internationaux du Maroc, qui réclament davantage d'ouverture et de transparence, et le respect des droits de l'homme.

Ainsi on assistera à la libération de prisonniers politiques, à la levée de la censure, à la légalisation des mouvements de défense des droits de l'homme, à la reconnaissance des partis d'opposition, dont l'Istiqlal, et à des élections.
Une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en septembre 1992, élargit le rôle du Parlement et affirme plus nettement la séparation des pouvoirs.

Sur le plan économique et social, le chômage des jeunes est pris en compte, les lois sur les femmes et celles sur la famille, légèrement modifiées (août 1993).

La mort du Roi Hassan II survient brutalement le 23 juillet 1999 à l’âge de 70 ans. Il sera remplacé sur le trône par son fils aîné le Prince Sidi Mohammed.

Les années Mohammed VI

Mohamed VI hérite d’un pays apaisé mais dirigé depuis plus de trente ans d’une main de fer par son père, rendu méfiant par plusieurs tentatives de coup d’État militaires.

C’est à lui que revient d’ouvrir le pays à la modernité et à la démocratie.
Le jeune souverain se met à cette tâche dès l’été 1999 en commençant par s'écarter de l’administration centrale (Makhzen).
Puis il ouvre les prisons et fait raser le tristement célèbre le bagne de Tazmamart où étaient enfermé les opposant politiques.

En septembre 1999, il lève le bannissement des exilés politiques et permet le retour au pays de l’activiste Abraham Serfaty et des membres de la famille de Ben Barka.
Puis, en décembre de la même année, il limoge Driss Basri, ministre de l'Intérieur, l’un des hommes les plus puissants du royaume.

En 2003, est crée "l’Instance équité et réconciliation" charger de faire la clarté sur les "années de plomb".
Mais bien que les victimes du règne précédent ont été indemnisées, leurs tortionnaires n'ont été ni nommés ni inquiétés.

Malgré l’opposition affichée des islamistes radicaux, un nouveau code de la famille (Moudawana) s’appuyant sur le coran a été adopté en 2004. Il instaure (presque) l’égalité entre l’homme et la femme et restreint le recours à la répudiation et la polygamie.

Commandeur des croyants, Mohammed VI se veut le promoteur d’un islam tolérant.
Il lance en 2004 une vaste réforme en pleine montée des courants islamistes radicaux consistant notamment à former les imans par une remise à niveau.

Sous le règne de Mohammed VI, il est indéniable que les choses ont changé.
Il a insufflé un vent de modernisme et de démocratie sur le pays.
Toutefois il reste beaucoup à faire, la presse bien que relativement libre, situation enviable dans le monde arabo musulman, ne peut critiquer ouvertement la religion officielle, la monarchie ou l’intégrité territoriale.
Il semblerait également que les détentions politiques n’aient pas totalement disparues.
Enfin, malgré une croissance économique de 5% par an en moyenne, plus de 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté et les écarts sociaux sont très imporants.