Le secteur agricole demeure essentiel pour l’Egypte malgré la diminution de sa contribution au PIB (estimation à 13,8 % en 2007 contre 16,5 % en 2005).
L’agriculture occupe 28% des actifs. Autrefois concentré dans les mains de 6% de propriétaires, les surfaces agricoles ont été redistribuées aux paysans de bases par le gouvernement de Nasser.

En Égypte, la superficie des terres cultivées par habitant (0,05 ha) est parmi les plus basses du monde.
Les terres agricoles sont concentrées dans le bassin du Nil et de son delta (3,3 millions d'hectares) et occupent environ 80 000 ha d'oasis et de terres pluviales.

L’agriculture ne couvre que 60% des besoins alimentaires du pays. Aussi les autorités tentent-elles sans cesse d’accroître la surface agricole au-delà de l’étroite vallée du Nil ainsi que les rendements, par le défrichement, le développement de l’irrigation ainsi que par la mécanisation et l’usage d’engrais.

Si le barrage d’Assouan a permis l’irrigation de 3 500 000 hectares de terres, il a cependant eu des effets pervers : les terres de Basse Égypte ne sont plus fertilisées par les crues du Nil et souffrent d’une remontée des eaux salées. Enfin les parasites se multiplient.

Le blé, le maïs et le coton, culture d’exportation, occupent 70% des surfaces cultivées. Cependant depuis quelques années, la culture du coton tente à diminuer au profit du riz, autre culture d’exportation importante.

Un système de rotation de cultures a été adopté. Le blé, le bersim (plante fourragère) et les fèves sont les principales cultures d'hiver.
Parmi les cultures d'été, on peut citer le maïs, le riz et le coton.
Les légumes (comme les tomates, les pommes de terre et les concombres) ainsi que d'autres cultures, notamment les melons, couvrent trois saisons.

L’élevage est très peu développé mais en progression. Autosuffisante, la production de volailles domine largement.
Les élevages de bovins (7,3 millions de bêtes) comme ceux de chèvres et de moutons (6 millions de bêtes) sont le plus souvent de petite taille et peu productifs.

Grâce aux eaux très poissonneuses du Nil, des lacs du delta et de la mer Rouge, la pêche est très développée et la production ne cesse d’augmenter d’année en année.

Dernière mise à jour : 3 août 2010