Suite au génocide et à la victoire du FPR (Front patriotique rwandais) sur les Forces armées rwandaises (FAR), un gouvernement de transition est mis en place le 19 juillet 1994.
Cette période de transition politique prendra fin en 2003 avec l’adoption d’une nouvelle constitution qui, bien qu’autorisant le multipartisme et instaurant le suffrage universel, vise à maintenir le FPR au pouvoir et à neutraliser l’opposition.

La Constitution adoptée en 2003 institue un régime présidentiel fort.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Président de la République, élu au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans renouvelable une fois.
Le président de la République nomme le Premier ministre, ainsi que les autres membres du gouvernement, sur proposition du Premier ministre. Les membres du gouvernement sont choisis au sein des partis et formations politiques en tenant compte de la répartition des sièges à la Chambre des députés ; en outre, aucun parti ne peut occuper plus de la moitié des postes gouvernementaux.

La nouvelle Constitution instaure un Parlement bicaméral, constitué d’une Chambre des députés et d’un Sénat.
La Chambre des députés est composée de 80 membres, dont 53 sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans. Les 27 autres membres sont élus par des groupes d’intérêt (24 Femmes, 1 jeune, 1 handicapé).
Le Sénat est composé de 26 membres, dont 8 sont nommés par le président de la République et 4 par le Forum des partis. Les 14 autres sénateurs sont élus par diverses institutions. Leur mandat est de huit ans.