DIAKADI / Afrique Centrale / Sao Tome et Principe

L'archipel de São Tomé et Príncipe est découvert par les portugais en 1471, le jour de la Saint-Thomas d’où ils tirent ce nom. Dans les dernières années du XVe siècle, les Portugais, en majorité des condamnés et des juifs contraints à l'exil, s'y installèrent ainsi que des esclaves venus d'Angola.

Cette main-d'œuvre est utilisée à la culture de la canne à sucre avant que ne soit introduit, en 1822, le cacao. Après des révoltes successives d’esclaves, l’abolition est proclamée en 1876.

Devenue en 1951 une province portugaise d'outre-mer, São Tomé et Príncipe doit faire face deux ans plus tard à une révolte contre la domination des planteurs portugais au cours de laquelle, une centaine de personnes seront tuées à Batepa.
A la suite de quoi, sera fondé le Mouvement de libération de São Tomé et Príncipe (MLSTP) par deux étudiants santoméens de Lisbonne : Manuel Pinto da Costa et Miguel Trovoada.

L'archipel accède à l’indépendance en 1975.
Manuel Pinto da Costa Miguel devient le premier chef  d’État, tandis que
Miguel Trovoada , en désaccord avec sa politique marxiste-léniniste prend la route de l'exil.

Le pays doit faire face à une grave crise économique incitant Manuel Pinto da Costa à abandonner le système de parti unique en 1990. Il restera au pouvoir jusqu'en 1991, date des premières élections libres multipartites, d'abord législatives, puis présidentielle remportée par Miguel Trovoada.