DIAKADI / Afrique Centrale / Le Gabon

Les Portugais sont les tous premiers explorateurs qui aient foulé le territoire auquel ils donnèrent le nom "Cabao" d’après, semble-t-il, la forme de son estuaire, laquelle leur rappelait un caban de marin.

Puis vinrent les français avec en premier lieu, les explorateurs qui participèrent à la reconnaissance du territoire, puis les "missionnaires" et pour finir les colons. Contrairement à ce qui se passa sous d’autres cieux, la pénétration, la possession, puis la colonisation du Gabon se passèrent sans heurts, tant les prêtres avaient fait preuve d’efficacité.

Les français commencèrent par tisser des liens avec les chefs locaux établis le long de la côte. Les colons leur faisaient signer des "traités" par lesquels ces derniers s’engageaient à leur céder une partie du territoire en échange de marchandises de valeur sinon inexistante du moins insignifiante. Ainsi fut établit l’impérialisme français qui s'étendit à l’intérieur du territoire tout entier. 

Devenu territoire d’outre-mer en 1946, le Gabon, au référendum de 1958, se joint à tous les autres pays qui, suivant les traces de Sékou Touré, dirent NON à De Gaulle. Devenu république autonome en 1958, la proclamation d’indépendance ne sera plus qu’une affaire de mois. L’indépendance du Gabon est proclamée le 17 août 1960.

Son premier président, Léon M’Ba élu en 1961 est renversé par un coup d’État militaire trois ans plus tard. Rétabli dans ces fonctions par les troupes françaises conformément à un accord de défense, Léon M’Ba est réélu en 1967 et décède cette même année. 

Son vice-président, Albert Bernard Bongo, lui succède. Il institue, en 1968, un régime se fondant sur un parti unique, le Parti démocratique gabonais (PDG). Converti à l’islam en 1973, il adopta le nom de El-Hadj Omar Bongo. 

Constamment réélu à la tête du pays, le président Omar Bongo du faire face en 1990 à des troubles consécutifs à des restrictions dues aux baisses conjuguées des prix du pétrole brut et du dollar. N’ayant pu rétablir l’ordre, qu’avec l’aide des troupes françaises, le président Bongo du consentir à l’abolition du régime de parti unique.

Néanmoins, depuis 1990, date des premières élections multipartites, il a toujours été réélu à la présidence malgré la contestation des partis d’opposition qui dénoncèrent des fraudes.

Le président gabonais, Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains, a été réélu sans surprise et très largement à la tête du Gabon, qu'il dirige depuis 1967, avec 79,21 % des suffrages lors de la présidentielle de dimanche 27 novembre 2005.
Avant même leur publication, ces résultats ont néanmoins été contestés par ses adversaires MM. Mamboundou et Myboto, qui ont accusé le camp présidentiel de fraudes massives. Ils ont appelé samedi 3 décembre 2005 les Gabonais à la "désobéissance civile" et à ne plus aller travailler à partir de ce lundi afin de reprendre "leur victoire volée".