DIAKADI / Afrique Centrale / Le Congo

La région regorge de vestiges vieux de 7 000 ans avant notre ère. Des peuples sédentaires ont commencé à pratiquer la métallurgie du fer, puis ils s’établissent dans le pays.
Les Pygmées apparaissent plus tard. Les Bantous, venus d’horizons différents, s’installent au début de notre ère et donnent naissance aux peuples et aux cultures de la région : Kota, Batékés, Bakongos, Mbochis. Les Makas n’arrivent dans la région d’Ouesso qu’au XX e siècle.

En 1482, le navigateur portugais Diego franchit l’embouchure du fleuve Congo. A cette époque coexistent deux grands royaumes : le royaume du Loango et celui du Kongo.
A la suite d’un conflit opposant Lisbonne et Mbanza-Kongo, le royaume de Kongo est détruit et celui du Loango est affaibli.

La traite des Noirs, les guerres et le comportement des missionnaires poussent la population dans un mysticisme exacerbé.

Les premiers explorateurs français arrivent sur le territoire en 1879-1880, s’y fixent et signent des traités avec le makoko, roi et chef religieux des Batékés, puis avec le ma- Loango, roi du Loango. Les territoires sont placés sous protectorat français.

En 1903, la région prend le nom de Moyen-Congo et devient une colonie intégrée au sein de l’Afrique- Équatoriale française en 1910. Le travail forcé, les conditions de travail font des milliers de morts entre 1890 et 1910 et provoquent des protestations ce qui contraint les autorités françaises à retirer aux compagnies les concessions qu’elles détiennent.

La population se révolte et rejoint les mouvements syncrétiques politico-religieux du kakisme et du kibanguisme qui naissent à partir des années 1920. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Brazzaville, principale ville de la colonie, devient capitale de la France libre. En janvier 1944, le général de Gaulle réunit les représentants des territoires de l’Empire colonial français et jette les bases de l’Union française. C’est dans cette ville qu’il annonce la décolonisation. Brazzaville devient ainsi le symbole de l’Afrique indépendante.

À la suite du référendum du 28 septembre 1958, le Moyen-Congo accède à l’indépendance le 15 août 1960 sous la dénomination de république du Congo. Son premier président, l’abbé Fulbert Youlou exacerbera les tensions ethniques. Il est renversé trois ans plus tard par un coup d’état qui porte au pouvoir Alphonse Massemba-Débat, l’ancien président de l’Assemblée nationale.

S’ensuit une série d’instabilité politique émaillée de conflits ethniques jusqu’à l’accession au pouvoir en 1979 du colonel Denis Sassou-Nguesso adepte du marxisme-léninisme. Il est réélu en 1984, puis en 1989. 

La situation économique ne cesse de se dégrader (baisse du prix du pétrole), l’endettement augmente : Sassou- Nguesso se voit contraint d’abandonner sa méthode marxiste et adopte une nouvelle constitution et une politique démocratique et pluraliste.

Lors des premières élections pluraliste Pascal Lissouba est élu président de la République en 1992. Un an après c’est la guerre civile exacerbée par les partisans du président Lissouba, les partisans de l’ancien président Sassou-Nguesso et ceux de Bernard Kolélas, président du principal mouvement d’opposition et maire de Brazzaville. On compte à peu près 2000 morts et une centaine de milliers de personnes fuyant vers l’intérieur du pays. L’entrée de quatre opposants au gouvernement apaise pour quelque temps les protagonistes.

La guerre civile en juin 1997 connaît une reprise qui plonge le pays dans un climat de haine de souffrances et de pauvreté. Le 16 octobre 1997, Sassou-Nguesso sort victorieux de ces conflits et appelle à la réconciliation nationale. Le 25 octobre, il se proclame président.

En décembre 1999, un accord est trouvé sous l’égide du président Bongo. En 2002 Denis Sassou- Nguesso est élu président avec 84 % des suffrages.